Imprimer

Une série

qui a eu une longue vie.

 

Assez fréquemment rencontrées sur les foires et les brocantes, les assiettes de cette série sur la chasse sont bien souvent méprisées des collectionneurs et pourtant ....

Elles eurent une durée de production exceptionnelle et furent produites en très grand nombre. Il faut savoir que cette forme d'assiette à dessert au bord moulé en forme "vannerie" figure déjà à la planche 1 d'un catalogue dont on date l'édition vers 1875.

La série qui nous intéresse ce mois-ci doit avoir été créée au tout début du 20e siècle. Elle est d'une exécution assez peu soigneuse dans les détails.  A ses débuts elle aura l'aile cerclée intérieurement et extérieurement de deux filets noirs ou verts et plus rarement bleus ou rouges.

 

Plus tard après la Première Guerre mondiale, elle pourra même avoir l'aile entièrement bleue, verte et exceptionnellement rouge.

Marques observées sous différentes assiettes de cette série :

 

 

 

 

 

Dans les années 1930/40, les supermarchés Cibon et Casino la distribueront en "lot de fidélité" avec pour Cibon une marque propre à l'enseigne. On retrouvera cette série au catalogue hiver 1936/37 de l'enseigne Casino ou elle "coûte" 120 tickets.

 

 

 

 

 

 

Vers 1970/75, Sarreguemines et Digoin reprennent 6 vignettes de la série et les produisent en couleurs et en plus grand format. Ces ensembles étaient  présentés dans des boites rondes en bois qui vite les firent appeler "assiettes boites à fromage".

Les vignettes retenues seront les numéros 3, 4, 6, 9, 11 et 12 de la série originale. Elles en reprennent le titre mais pas le n° d'ordre.

Des boites en carton hexagonales certainement moins chères remplacèrent les boites en bois vers la fin des années 1970.

 

 

 

 

Ces assiettes portent toutes la marque I36 C brune propre aux reproductions de cette époque :

Vous la trouverez sous les reproductions trop souvent vendues pour des assiettes anciennes surtout lorsqu'il s'agit d'assiettes recherchées comme celles reprises sur une série de Benjamin Rabier.

Henri Gauvin